Logo Termac petit bordRésumé des épisodes précédents:

  • Les premiers contacts entre l'entreprise Nonet et la commune d'Assesse datent de 2017. (époque où se mettait en place le projet N931).
  • De nouveaux contacts entre le Bourgmestre d'Assesse et l'entreprise Nonet ont eu lieu durant l'été 2019.
  • Lors d'un de  ces contacts, le bourgmestre a demandé à Nonet d'organiser une réunion d'information à la population.
  • Fin aout, sur l'invitation des ETS Nonet, le collège a visité une usine d'enrobé au Luxembourg, à Esch-Schifflange.
  • L"invitation distribuée par l'entreprise Nonet à quelques riverains précisait bien qu'il s'agissait d'une réunion d'information à l'initiative du demandeur.

Etrange, car on nous dit maintenant du côté de la commune d'Assesse qu'il faudrait exiger une étude d'incidence  pour un tel projet.

Hors si le collège avait réellement l'intention de demander une étude d'incidence, il aurait organisé cette réunion dans les règles*  tel que l'exige le code de l'environnement.

A la réunion du 11 Mars, 3 membres du Collège étaient présents donnant à cette réunion l'aspect d'une réunion d'information préalable. (mais qui n'en était pas une)

Soit on n'a pas l'intention d'organiser une étude d'incidence, soit on a baladé les gens pour du beurre ou...pour les sonder.

D'un autre côté l'entreprise Nonet déclare dans La Meuse que le permis sera introduit avant les vacances de Paques.

Tout comme l'enrobé, tout celà ne sent pas très bon...

 

 * Depuis mars 2008, une réunion d’information peut être organisée avant l’introduction de la demande de permis. Elle est obligatoire pour les projets nécessitant la réalisation d’une étude d’incidences sur l’environnement (EIE)

 

Logo SartPOURQUOI L’ASBL COMITE VILLAGEOIS DE SART-BERNARD DIT NON AU PROJET D’UNE USINE D’ENROBAGE BITUMEUX

A l’issue de la présentation du projet à Sart-Bernard ce 11 mars 2020 où étaient présents tant les Sartois que les personnes de l’entité d’Assesse, l’asbl Comité Villageois de Sart-Bernard considère que le projet de centrale d’enrobage bitumeux est inacceptable pour les raisons suivantes :

1. Ce projet est incompatible avec une zone d’habitat à caractère rural (article D.II.24 du Code de l’Aménagement du Territoire) au vu des considérations suivantes :
a. un projet qui va s’étendre sur 7 ha avec une tour de 40 mètres de haut, ce n’est à coup sûr pas une petite industrie,
b. il met en péril la destination principale de la zone concernée puisqu’il affecte près de 4 ha à l’usine, aux constructions administratives et au stockage,
c. il est incompatible avec le voisinage car situé à quelques dizaines de mètres des maisons de la rue du Bois d’Ausse mais également à proximité du village et du bois didactique de Courrière. Avec des nuisances importantes tant au niveau du bruit dès 4h30 du matin, que des odeurs, des émanations diverses, … Et que dire du trafic journalier généré sur la N4 par le passage d’au moins 60 camions.

2. Ce projet détruit une forêt naturelle de bouleaux de plus de 20 ans.
Cette forêt sert de barrière efficace contre le bruit et la pollution venant de l’autoroute. Au moment où le Gouvernement wallon lance un grand programme de plantation d’arbres et de haies, ici on viendrait détruire des milliers d’arbres en pleine croissance.
Le Stop Béton prôné par le Gouvernement wallon doit s’appliquer. Nous avons assez détruit notre patrimoine naturel. Il est plus que temps de changer de politique. Il y a 10.000 ha de friches industrielles en Wallonie, c’est par là qu’il faut commencer.

3. Ce projet détruit l’image d’une commune rurale car ce bois est la porte d’entrée (N4 et E411) d’Assesse. C’en serait fini de cet espace de respiration. Nous ne voulons pas que notre commune devienne une entité industrielle !

En conclusion :
Il s’agit typiquement d’un projet destiné à une zone d’activité économique industrielle. Vouloir persister c’est s’assurer d’une opposition continue des habitants de Sart-Bernard à court, moyen et long terme.
Le Comité Villageois de Sart-Bernard espère que le Collège prendra en compte l’avis des habitants de Sart-Bernard et refusera dès l’abord de délivrer le permis.

 

 Dans la presse:


 

Pour alimenter le débat: Un reportage d'Envoyé spécial (2015) sur les usines à bitume en France.
Beaucoup de questions posées dans ce reportage restent posées pour le cas qui nous préoccupe.

 


 

RAPPEL: Réunion d'information sur ce projet le MERCREDI 11 MARS 2020 à 19 H - Salle Saint Michel - Rue Saint Denys 57 - Sart Bernard



 

 

Suite aux articles parus dans la presse, le groupe Nonet réagit dans un communiqué
et nous présente son "Projet le plus vert et le plus écologique de Belgique"


 

  Petite visite d'une usine d'enrobés bitumeux
d'un concurrent du Groupe Nonet dans le Hainaut.




 

Asphalt plant pic

La demande de permis de classe 2 que prévoit de déposer prochainement une société Namuroise
éclaire d'un jour nouveau la tentative de créer une nouvelle voie régionale entre la Meuse et la E411.

Il s'agirait ni plus ni moins de construire à Sart Bernard (Assesse) une usine à tarmac. (Dans le bois derrière la station d'essence ESSO sur la N4)


La fabrication de ces enrobés nécéssite de la pierre et beaucoup de pierres. Dans le cas présent cette pierre viendrait, d'après nos informations, de la carrière de Lustin.
On peut s'attendre donc à un balai incessant de camions de gros tonnages dans la traversée des villages de Lustin, Maillen, Yvoir et Spontin.

Le mercredi 11 Mars 2020 cette société organisera une séance d'information à 19 H en la salle Saint Michel - Rue Saint Denis 57 à Sart Bernard

 


 

Aéroports, fermes-usines, barrages, entrepôts, centres commerciaux… Les grands projets inutiles et dévastateurs prolifèrent également en France.

Face à eux, des collectifs citoyens se mobilisent pour défendre leur environnement.

 


 

CPDTChaque année, environ 12 km² sont artificialisés en Wallonie, principalement pour accueillir du bâti résidentiel. Ce sont essentiellement les terres agricoles qui pâtissent de ce phénomène, posant d’emblée la question de la résilience et de l’autonomie alimentaire de la Wallonie. De nombreux autres enjeux justifient que l’artificialisation des sols soit prise au sérieux et maîtrisée. En effet, celle-ci se localise de manière diffuse au sein du territoire et produit dès lors une fragmentation des espaces ouverts qui pose des questions environnementales liées à la biodiversité et au patrimoine naturel à conserver pour les générations futures, mais aussi des questions socio-culturelles plus immédiates liées à la qualité de vie et à l’identité paysagère des territoires ruraux. Cette artificialisation diffuse est également à mettre en relation avec le défi climatique. D’une part, elle renforce la dépendance à la mobilité automobile et d’autre part, l’imperméabilisation des sols qui l’accompagne souvent contribue à réduire la capacité de la région à s’adapter au réchauffement climatique et à la multiplication des épisodes pluvieux intenses notamment.

Le Gouvernement wallon, comme d’autres en Europe, souhaite réduire la consommation de cette ressource non renouvelable qu’est le sol. L’intention est ainsi traduite dans le Schéma de Développement du Territoire wallon adopté par le Gouvernement en mai 2019 : « Réduire de la consommation des terres non artificialisées à 6 km2/an d’ici 2030, et tendre vers 0 km2/an d’ici 2050 ». Réduire l’artificialisation des sols implique deux démarches complémentaires : d’une part, préserver au maximum les terres qui peuvent l’être et d’autre part, assurer une utilisation plus efficiente du sol par l’urbanisation, passée et à venir. Ce vade-mecum présente une série de mesures et outils qui sont dès aujourd’hui mobilisables pour aller dans le sens d’un usage plus parcimonieux du sol en Wallonie. Le public ciblé par cette publication est très large et rassemble les acteurs du développement territorial tant au niveau régional que communal, principalement les acteurs politiques et les administrations, mais également les bureaux d’études, les promoteurs, les agences de développement wallonnes, etc.

La Conférence Permanente du Développement Territorial est une plate-forme multidisciplinaire de recherche, de formation et d’échanges créée par le Gouvernement wallon en 1998. Elle rassemble une quarantaine de chercheurs issus de trois centres de recherche universitaires: CREAT (UCLouvain), IGEAT (ULB) et Lepur (ULiège).