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Un permis accordé directement par la Région wallonne, sans enquête publique ni étude d’incidences ;
Le projet d’installation d’une centrale à tarmac dans la carrière de Leffe soulève des questions quant à la place laissée aux citoyens dans les décisions d’aménagement du territoire.
En effet, les nouvelles dispositions mises en place par le Gouvernement wallon permettraient, pour certains projets qualifiés d’« infrastructures stratégiques », de déroger aux procédures habituelles d’étude d’incidences et d’enquête publique.
Dans ce cadre, la décision serait prise directement par la Région.
Cette situation ne manque pas de susciter des interrogations.
Avec le recul, l’opposition au projet Nonet/Sotraplan rappelle toute l’importance de la mobilisation citoyenne face aux projets qui transforment notre territoire. Elle aura notamment permis d’écarter la perspective d’une implantation d’une centrale à tarmac au Bois Robiet, à Sart-Bernard (Assesse).
Mais elle aura aussi rappelé une exigence démocratique fondamentale : les citoyens ne peuvent être de simples spectateurs des décisions qui façonnent leur cadre de vie. Ils doivent avoir le droit d’être informés, consultés et entendus, et de pouvoir réellement peser sur les choix qui engagent l’avenir de leur commune.
Au-delà de ces dossiers particuliers, c’est une question plus fondamentale qui se pose : quelle place restera-t-il aux citoyens lorsque des projets d’envergure seront considérés comme stratégiques par la Région ?
Comment pourront-ils encore faire entendre leur voix et participer aux décisions qui engagent l’avenir de leur territoire si les procédures habituelles de consultation sont écartées ?
Comme le résumait une formule volontairement provocatrice : « On n’est pas à l’abri de voir s’implanter une centrale nucléaire ou un centre d’enfouissement sur le territoire de notre commune. »
Cette réflexion invite à s’interroger sur l’équilibre entre les décisions régionales, les impératifs liés aux projets d’infrastructure et un principe essentiel de la démocratie locale : le droit des citoyens à participer pleinement à l’aménagement de leur territoire, à défendre leur cadre de vie et à prendre part aux choix qui détermineront son avenir.
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🌾 Un projet "pilote" qui soulève de vives inquiétudes pour l’avenir des terres nourricières
Une enquête publique est en cours jusqu'au 11 septembre concernant l’implantation d’un parc photovoltaïque de 9 hectares sur des terres agricoles. Le projet, porté par un propriétaire foncier, vise à transformer ces terres cultivables en source de revenu énergétique pendant 30 ans.
🚨 Pourquoi ce projet inquiète ?
📉 Perte massive de terres agricoles en Wallonie
Au cours des 30 dernières années, environ 60 000 hectares de terres agricoles ont été perdus en Wallonie. Elles ont été converties en zones d’habitat, en zonings industriels ou en infrastructures routières et de services. 📚 Source : Statistiques agricoles régionales / Observatoire du foncier wallon
Cette transformation du paysage agricole a deux conséquences majeures :
1. Explosion des prix du foncier agricole, rendant l’accès à la terre de plus en plus difficile pour les jeunes agriculteurs et maraîchers.
2. Affaiblissement de notre souveraineté alimentaire, dans un contexte où les enjeux liés à l’autonomie alimentaire sont cruciaux.
🏞️ Un impact paysager et environnemental
Ce projet, qualifié de "pilote", pourrait ouvrir la voie à d’autres initiatives similaires, mettant davantage sous pression les terres agricoles.
L’impact paysager de cette installation industrielle sur le plateau de Sart-Bernard, à l'entrée du Parc Naturel du Condroz, serait significatif.
✅ Pourquoi réagir ?
Pour défendre les terres agricoles et leur rôle vital dans l’alimentation locale.
Pour préserver l’équilibre paysager et écologique de la région.
Pour encourager une transition énergétique respectueuse du foncier agricole (ex. : toitures, friches industrielles, parkings...).
🟢 La transition énergétique est indispensable, mais elle ne peut se faire au détriment de nos terres nourricières.
Participons au débat
et faisons entendre notre voix
pour une Wallonie durable et cohérente.
📝 Participez à l'enquête publique, rien de plus simple
Il est dès à présent possible d’y participer facilement et sans se déplacer.
Cliquez sur le bouton ci-dessous vous serez redirigé vers l'argumentaire.(que nous vous conseillons de lire en entier)
Vous pourrez y ajouter vos observations.
Une fois vos informations complétées dans le formulaire, votre participation partira directement dans la boite Mail du Service Cadre de vie de la commune d’Assesse et vous en recevrez copie.
Celà prend à peine deux minutes. On n'a jamais fait plus simple.
L’enquête publique se terminait le 11 septembre à 12 H.
En savoir plus sur ce sujet:
- Agrivoltaïsme: La Fédération Unie de Groupements d’Éleveurs et d’Agriculteurs (FUGEA) dénonce la décision du Ministre Desquesnes d'octroyer un permis agrivoltaïque à Chimay (Communiqué de presse de la FUGEA - 08/09/2025)

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Bois Robiet: les partenaires de la commune d'Assesse réclament au bourgmestre la réintroduction du règlement protégeant les Sites de Grand Intérêt Biologique
Dans une lettre ouverte au Collège d'Assesse, les cinq associations environnementales (les asbl Ardenne et Gaume, Canopea (qui regroupe 130 associations), la Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux (LRBPO), les Cercles des Naturalistes de Belgique (CNB) et Natagora) se disent choquées par le revirement inouï du Collège d'Assesse lors du Conseil communal du 4 juin dernier qui a vu le retrait du règlement communal de protection de Sites de Grand Intéret Biologique à Assesse, qui assurait notamment la protection du bois Robiet contre le projet d'usine à tarmac dans ce bois situé entre Sart-Bernard, Maillen et Courrière.. Ces cinq associations demandent une rencontre avec le Collège pour une réévaluation du règlement, voire sa réintroduction, en accord avec les objectifs wallons de restauration de la nature.
LETTRE OUVERTE A LA COMMUNE D'ASSESSE
Un retrait de règlement qui interroge
Le retrait soudain du règlement communal visant la protection de sites de Grand Interet Biologique a suscité une profonde incompréhension chez de nombreux citoyens et acteurs concernés. Plus que la décision elle-même, c’est la manière dont elle a été prise — dans l’opacité la plus totale — qui soulève de sérieuses questions sur la gouvernance locale.
Une procédure judiciaire à peine entamée
À l’heure où le recours déposé au Conseil d’État contre le règlement de protection des sites assessois de Grand Intérêt Biologique n’en était qu’à ses premiers échanges de mémoires, la commune d’Assesse a brutalement décidé de retirer le règlement assurant notamment la protection du bois Robiet. Une démarche précipitée, qui tranche avec les enjeux du dossier et jette le trouble sur les véritables motivations de la majorité en place. Le premier mémoire transmis au Conseil d'Etat par l’avocat de la commune — envoyé sans validation du Collège — affaiblissait déjà considérablement la position de la défense. Celui-ci admettant en partie le bien fondé du recours du promoteur.
Une faille stratégique difficile à justifier, d’autant plus qu’il s’agissait d’un document fondamental dans la procédure judiciaire.
Une défense collective ignorée
Ce règlement n’était pourtant pas porté par la commune seule. Cinq grandes associations environnementales, ainsi que Covisart, avaient été sollicitées pour se joindre à la défense en justice, à l’initiative du Collège lui-même. Cette coalition large et engagée aurait pu constituer un rempart solide face aux ambitions de Sotraplant. (voir la demande officielle de soutien du Collège du 26 février 2025) Et pourtant, le 4 juin, sans la moindre consultation de Covisart ni des associations environnementales, le bourgmestre et les échevins d'Assesse décidaient unilatéralement de retirer le règlement communal de protection des sites de Grand Intérêt Biologique. Un véritable camouflet infligé à tous ceux qui avaient œuvré de bonne foi à une défense commune, y consacrant aussi du temps et de l'argent.
Cela en dit long sur la manière dont certains élus considèrent leurs partenaires… et les citoyens.
Mépris du dialogue citoyen
Dès l’installation du nouveau conseil communal, un mémo de synthèse du dossier avait été transmis par des citoyens soucieux d’informer et d’aider les nouveaux élus à se saisir des enjeux. Car rares sont ceux, au sein de l’administration ou du politique local, qui s’étaient plongés dans les détails de ce document dense (+ de 800 pages). Malgré nos multiples sollicitations pour coordonner la défense avec les différents avocats des parties concernées, le bourgmestre et les échevins d'Assesse ont non seulement ignoré ces demandes, mais ont été jusqu’à interdire tout contact direct avec ses membres. Désormais, les citoyens désireux de s’adresser à leurs élus devaient passer par l’avocat de la commune.
Une dérive inquiétante dans une démocratie locale qui se veut participative.
Extrait de la lettre de l'avocat de la commune d'Assesse du 17 décembre 2024
Une majorité aux intérêts flous
Ironie supplémentaire, le bourgmestre et les échevins d'Assesse n'ont pas hésité, quelques semaines après ce courrier, à reprendre contact directement avec Sotraplant/Nonet, cette fois sans passer par son avocat. Deux poids, deux mesures ? À ce stade, une question s’impose : quels intérêts défend réellement l’actuelle majorité ? Les siens ? Ceux de Sotraplant ? Ou ceux des citoyens qu’elle est censée représenter ? Et ce, en bafouant allègrement le principe de "non-régression" qui empêche les autorités de réduire les protections environnementales existantes sans une justification solide d'intérêt général.
Chacun se fera son opinion. Mais une chose est sûre : la manière dont ce dossier a été géré est indigne d’un pouvoir local responsable et transparent.
Voir également:
- Le Président du Conseil Communal d'Assesse travaille comme avocat pour… Nonet !
- La volte-face de la commune d'Assesse ne passe pas ! (Boukè 11 07 2025)
- "La Commune a plus de considération pour le promoteur que pour les citoyens" (L'Avenir 07 07 2025)
- Avis de la CCATM d'Assesse
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Ah, le calendrier, ce maître incontesté de nos surprises ! On dirait presque une pièce de théâtre où chaque acte est orchestré avec une précision… presque comique.
Imaginez la scène : un site de Grand Intérêt Biologique, le Bois Robiet, qui se voit soudainement dépouillé de sa protection, comme si on lui retirait son manteau chaud en plein hiver, tout ça pour « renouer le dialogue » avec un promoteur.
Parce que, bien sûr, rien ne vaut une bonne discussion pour transformer un bois précieux en terrain artificialisé… avec style !

Et le lendemain, voilà que le Gouvernement MR/Engagés (de la même couleur politique que la majorité d'Assesse) sort un communiqué pour multiplier par trois les zones protégées, en se targuant de créer de nouveaux sites écologiques.
Ah, la magie du calendrier ! Tout s’éclaire : le Bois Robiet, qui se trouve justement sur une liaison écologique régionale, était probablement dans la ligne de mire… mais chut, ne le dites pas trop fort, sinon on risquerait de gâcher la surprise.
C’est comme si, dans cette pièce de théâtre, tout le monde jouait sa partition sans se concerter, sauf… sauf peut-être celui qui, dans l’ombre, aurait pu tout savoir. Mais bon, qui aurait pu prévoir que le calendrier serait aussi… bien renseigné ? Après tout, à moins de travailler dans un cabinet ministériel, il faut croire que personne n’était au courant. Ou alors, peut-être que le Collège, lui aussi, avait ses petits secrets… Peut-être même cet échevin, bien impliqué dans la suppression du règlement communal, qui travaille dans un cabinet régional. Celui qui, dans l’ombre, aurait pu faire toute la lumière…
Car il aurait été problématique de maintenir ce règlement et d’attendre l’avis de l’auditeur du Conseil d’État sans déplaire à leurs amis du Gouvernement Wallon et au promoteur auquel ils ont fait des promesses inconsidérées qu’ils ne pourront finalement pas tenir...
En résumé, tout cela ressemble à un grand jeu de cache-cache avec la nature, où le temps presse, et où la transparence semble parfois aussi rare qu’un site protégé dans un calendrier bien rempli. Mais ne vous inquiétez pas, la pièce n’est pas encore finie, et le prochain acte pourrait bien réserver encore quelques surprises…

Le Bois Robiet se trouve sur une liaison écologique majeure de Wallonie (Source Géopotail de Wallonie)
En savoir plus :




